5 mangas que j’ai lus cet été !

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Comme beaucoup le savent déjà, je suis en panne de lecture depuis le mois de Mars maintenant. J’ai lu quelques livres entre temps, mais rien comparé aux quinze que j’avais l’habitude de lire mensuellement. Et c’est dur… Pour m’y remettre, doucement mais sûrement, je me suis jetée sur les mangas. Il faut savoir que je n’ai jamais été une grande lectrice de ce genre. Je pensais que ce n’était pas fait pour moi.

Quelle blague.

Résultat des courses, j’ai passé des semaines à dévaliser Gibert Joseph pour m’acheter des mangas ; rien ni personne ne pouvait m’arrêter. Mine de rien, cela m’a beaucoup aidé à lire malgré ma panne de lecture, et j’ai découvert de beaux bijoux au passage. J’ai donc décidé de vous partager les cinq mangas que j’ai lus cet été (et que vous connaissez déjà probablement, vu que je suis en retard de plusieurs années). C’est parti !


1/ FRUITS BASKET ; Natsuki Takaya

70650287_2374396089322235_4055605255310671872_n.jpgRésumé : Tohru, orpheline de seize ans, a décidé d’être totalement indépendante. Elle installe une grande tente au milieu d’un terrain en friche. Malheureusement, le terrain appartient aux Sôma, une famille maudite, dont les membres se transforment en l’un des douze animaux du zodiaque chinois à chaque fois qu’ils sont trop fatigués ou approchés de près par une personne du sexe opposé ! Tohru est la première à percer leur secret…

Mon avis : Un classique dont je connaissais déjà le nom, mais dont même l’histoire m’était inconnue. Je suis contente d’avoir rattrapé mon retard, car c’est effectivement un manga à lire. Je ne me suis pas spécialement attachée à Tohru, l’héroïne, mais a contrario je porte tous les autres très fort dans mon coeur. Impossible de choisir mon préféré (Kyô reste quand même mon petit chouchou), je les aime chacun de manière différente, pour des raisons elles aussi différentes. L’intrigue est originale, je n’avais jamais jusqu’ici lu quelque chose de semblable. Si les premiers tomes sont légers et mignons, l’histoire s’intensifie et s’assombrit au fil des tomes. J’ai été un peu déçue de la fin, dans la mesure où c’était un peu trop facile à mon goût. Mais Fruits Basket reste une belle histoire avec des personnages hauts en couleurs et un humour au top (quand il n’est pas sexiste).


2/ ORANGE ; Ichigo Takano

70748890_387297988836256_3298163214038073344_n.jpgRésumé : Un matin, alors qu’elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu’elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu’elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d’assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c’est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent…

Mon avis : Je crois bien qu’il s’agit de mon préféré jusqu’ici. Un sans faute, vraiment. J’ai tout aimé dans ce manga. Que ce soit les dessins magnifiques, les personnages, l’histoire, les thèmes abordés, la morale. L’auteur évoque des sujets risqués et le fait avec beaucoup de délicatesse ; notamment la dépression et le suicide. Les personnages et leur histoire m’ont tout bonnement bouleversée. J’ai aimé le mot de la fin, qui fait comprendre que si quelqu’un est suicidaire, ce n’est pas quelques gentilles attentions qui le soignera de sa dépression. En revanche, cela aide toujours. Être là pour quelqu’un, lui apporter de la positivité et du soutien ; même si cela ne le guérira pas, ça pourrait bel et bien aider à changer les choses. Ça pourrait même sauver cette personne, même d’un cheveu.


3/ PERFECT WORLD ; Rie Aruga

70944870_393450324906897_670488461270056960_n.jpgRésumé : Tsugumi Kawana, 26 ans, travaille au sein d’une entreprise de décoration d’intérieur. Sa vie aurait pu se poursuivre sans heurts si, au cours d’une soirée professionnelle, elle n’avait croisé son premier amour : Itsuki Ayukawa. Le temps a passé depuis le lycée, et surtout, un drame a frappé le jeune homme, le laissant handicapé à vie. Certaine qu’elle n’aura ni la force ni l’envie de sortir avec un homme  » au corps amoindri « , la jeune femme va pourtant sentir quelque chose changer en elle…

Mon avis : Avec Perfect World, Rie Aruga aborde le handicap, sujet qu’on ne voit pas souvent passer. C’est ce qui m’a le plus attiré au début – la représentation. Le manga est toujours en cours, alors j’attends avec impatience la suite de leurs aventures ! Jusqu’ici, j’ai été très touchée par les deux personnages principaux, à la fois doux, gentils et généreux. Leur amour n’est pas explosif, mais il est profondément sincère. Surtout, je trouve que l’auteur reste réaliste et montre bien la cruauté du monde et les difficultés que vivent au quotidien les personnes victimes de handicap ainsi que leurs proches ; dans certains cas, même l’amour ne suffit pas à préserver une relation stable. Et pourtant. Leur couple montre que rien n’est impossible.


4/ MY LOVELY HOCKEY CLUB ; Ai Morinaga

70868332_534856603935681_5939668491643650048_n.jpgRésumé : Hana Suzuki, a une passion dévorante dans la vie : dormir ! Afin de grappiller quelques minutes de sommeil supplémentaires, elle est prête à tous les sacrifices, allant jusqu’à s’échiner au travail pour entrer dans un lycée prestigieux… car celui-ci se trouve à seulement trois minutes de chez elle ! Un matin, alors qu’elle s’y rend, l’esprit encore embrumé, elle heurte la rutilante voiture d’Izumi Oda, un fils de bonne famille, qui menace de lui faire payer les réparations si elle ne rejoint pas son club. Un club un peu particulier… de hockey sur gazon !

Mon avis : Je n’ai lu que les deux premiers tomes pour le moment, mais je suis déjà sous le charme. Ne vous fiez pas à la couverture un peu kitsch, ce manga est hilarant. J’adore l’originalité de l’héroïne, à qui on s’identifie très rapidement. Elle aime très peu de choses, parmi elles : manger et dormir. Sa relation avec tous les autres garçons du club est drôle et touchante. L’univers du sport également est évoqué, en l’occurence ici le hockey sur gazon. J’ai vraiment hâte d’en découvrir plus. C’est drôle, cocasse, léger et sans prise de tête.


5/ VAMPIRE KNIGHT ; Matsuri Hino

70929857_433534450848893_6531017000754348032_n.jpgRésumé : L’Académie Cross est une école bien particulière dans laquelle cohabite la Day class et la Night class, humains et vampires. Pour maintenir l’ordre et éviter les débordements, le directeur a chargé ses enfants adoptifs la jeune Yûki et le taciturne Zero de maintenir la discipline. La jeune fille qui de voir les humains et les vampires vivre en paix, va devoir faire un choix entre Kaname, le vampire qui lui a sauvé la vie et Zero, son ami d’enfance.

Mon avis : Le tout dernier de cette liste, car je n’en ai lu que le premier tome pour le moment. Je pensais avoir fait une overdose de vampires, mais il faut croire que non ! J’aime beaucoup le coup de crayon de l’auteur, ainsi que l’intrigue mystérieuse et sanglante. Je suis impatiente d’en savoir plus sur les personnages ainsi que leur histoire passée. J’aime notamment l’idée du chasseur de vampire qui devient vampire. Le triangle amoureux pointe déjà le bout de son nez et même si c’est une trope que je déteste habituellement, je ne tiens plus en place.


Et vous, quels sont vos mangas favoris ?

Des bisous pailletés, Morgane.

TOP 5 : Enemies to lovers

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« Il n’y a qu’un pas entre la haine et l’amour », dit-on. Les héros des romans que je compte vous présenter aujourd’hui pourraient confirmer ce dicton, et ce n’est pas peu dire. Que ce soit en Romance ou en Fantasy, la trope du enemies to lovers est considérée comme cliché et pourtant efficace. Elle fait partie des intrigues qu’on adore détester – ou qu’on déteste aimer. Pour ma part, c’est ce que je préfère. C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous présenter celles qui m’ont le plus charmée ; et faire un choix si restreint fut dur. En espérant que vous aimerez mes recommendations !

2

Je l’ai déjà présenté dans un précédent article, mais une fois n’est jamais assez. Ce livre mérite tellement de visibilité ! Holly Black est la reine des fées, et je comprends désormais ce titre qui lui va si bien. L’écriture est sublime, lyrique mais surtout addictive. Vous êtes happés dès la première page, c’est un fait. Mais son principal point fort, tout du moins dans cette trilogie, ce sont les personnages. Tous imparfaits, à la limite du détestable ; des fées tel que le folklore nous les a toujours décrites, espiègles et cruelles. La romance, qui n’est pourtant pas l’intrigue principale, est la meilleure enemies to lovers que j’aie pu lire jusqu’ici. Pour la simple et bonne raison qu’Holly Black n’adoucit pas leur relation sous prétexte de satisfaire tout le monde. La relation entre Jude et Cardan n’est clairement pas saine ; la haine qu’ils se vouent est telle que leur attraction sexuelle mutuelle les dégoûte. C’est bizarrement satisfaisant à lire.

TW: humiliation, harcèlement moral.

3

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous connaissez mon amour éternel pour cette série ; ou plutôt pour son personnage masculin principal, Aaron Warner. Jusqu’ici inégalé dans mon coeur. Bien que je ne suis pas très emballée par l’héroïne, Juliette, j’aime le développement de la relation entre les deux. Warner est ce qu’on peut appeler le « bad guy » dans le tome 1. Et pourtant, il est tout de suite fou amoureux d’elle. Si Juliette résiste au début (à juste titre), leur relation tend à changer au fil de la saga… et c’est un pur bonheur. La plume époustouflante de Tahereh Mafi, à la fois poétique et imagée, se marie parfaitement avec un personnage comme Warner ; sensible et torturé. J’ai vraiment aimé la façon dont on passe de la haine à l’amour dans leur cas. Jetez-vous dessus, vous me remercierez.

4

Ai-je vraiment besoin de présenter ce roman ? L’un de mes classiques préférés aux côtés de Jane Eyre et Le Portrait de Dorian Gray. On sait tous qu’Elizabeth et Mr Darcy n’ont pas eu des débuts très joyeux. Chacun est piégé par les préjugés qu’il nourrit à propos de l’autre, sans compter tous les obstacles sociaux et financiers qui se dressent devant une possible relation. En dépit de tout ça, ils sauront mettre leurs différents de côtés. Orgueil et Préjugés est un classique qu’il vous faut lire si ce n’est pas déjà fait ; la plume de Jane Austen est simple et accessible, elle va droit au but et utilise l’humour ironique comme arme principale. Le film est pas mal également ; ça aide.

5

Une série dystopique que j’ai tout bonnement dévorée. J’ai d’ailleurs rencontré l’auteur il y a deux semaines à Londres, et ça a été un moment vraiment spécial. Ces romans traitent de sujets forts et délicats sur le racisme et le terrorisme, sans jamais trancher pour un camp, mais en gardant un avis nuancé. Dans ce premier tome, on suit Sephy et Callum, meilleurs amis d’enfance. Elle est noire et privilégiée, lui est blanc et isolé de la société. En grandissant, leurs environnements respectifs leur apprennent à se détester et à se faire la guerre sous prétexte que leurs mondes diffèrent. Ce qu’ils feront… jusqu’à ce que l’amour se révèle plus fort. Je vous conseille toutefois de sortir les mouchoirs, car Malorie Blackman dépeint le monde réel tel qu’il est ; cruel et impitoyable.

6

Encore un livre que j’ai déjà présenté par le passé, mais qui va se plaindre d’une telle pépite ? Personne. Carry On est une réécriture satirique d’Harry Potter, avec une romance LGBT entre Simon et Baz (aka Harry et Draco). Bien sûr, Rainbow Rowell a énormément édulcoré la chose. Carry On est l’un de mes livres préférés, je ne me lasse jamais de le lire. Drôle et très intelligent, il met en lumière des personnages braves et attachants, ainsi qu’une intrigue peut-être prévisible mais addictive. Simon et Baz partagent la même chambre depuis sept ans à l’école de Magie, mais se détestent depuis toujours. Jusqu’à cette dernière année, où Simon – l’élu – est forcé de faire alliance avec son pire Némésis afin de sauver le monde. Leur relation est ADORABLE. Ah et le tome 2 sort bientôt. Just saying.

Et vous, quels sont vos couples Enemies to Lovers favoris ?

Des bisous pailletés, Morgane.

Recommandations livresques selon votre maison Poudlard !

‘Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard
Apprends-nous ce qu’il faut savoir,
Que l’on soit jeune ou vieux ou chauve
Ou qu’on ait les jambes en guimauve,
On veut avoir la tête bien pleine
Jusqu’à en avoir la migraine
Car pour l’instant c’est du jus d’âne
Qui mijote dans nos crânes
Oblige-nous à étudier
Répète-nous c’qu’on a oublié
Fais de ton mieux, qu’on se surpasse
Jusqu’à c’que nos cerveaux crient grâce.‘

Non mais allô ? On est en 2019 et tu ne sais pas à quelle maison Poudlard tu appartiens ?

Je vous jure, c’est presque ça. Aujourd’hui, votre maison Poudlard vous sert facilement de carte de visite. Elle est utilisée dans les conversations les plus anodines ; par les auteurs pour décrire leurs personnages, mais également sur les bios Tinder et Adopteunmec.com. Bien que le concept ait été inventé de toutes pièces par J.K. Rowling, cette répartition aide à se faire une idée de la personnalité de chacun. 100% véridique. Mais attention, c’est un sujet plus délicat qu’on le pense ! Il ne suffit pas d’aimer lire et d’être une bonne élève pour être chez Serdaigle (Hermione Granger en est la preuve vivante). Il faut vraiment y réfléchir avant de faire son choix.

Je reviens donc aujourd’hui avec un post assez spécial et 100% nerd : des recommandations livresques selon la maison Poudlard à laquelle vous appartenez. J’ai lu tous ces livres sans exception, ainsi je les conseille tous très fortement. J’ai essayé de mélanger les genres, en espérant que chacun trouve son bonheur.

Étant une Gryffondor pure et dure, c’est avec mes petits lions qu’on commence. Let’s go!


GRYFFONDOR

Courage ; hardiesse ; force d’esprit.

1/ J’ai tout d’abord choisi Une Braise Sous La Cendre, de Sabaa Tahir, parce qu’il fait partie de mes sagas préférées de tous les temps. Favoritisme à part, vous y découvrirez une héroïne, Laia, qui fait preuve de toutes les qualités propres aux Gryffondor selon moi. Dans le premier tome, elle se qualifie de lâche, quand toutes ses actions prouvent au contraire l’étendue de son courage et de sa force d’esprit. Cette saga est tout bonnement incroyable, avec une histoire originale, des personnages complexes et des rebondissements qui vous rendent rapidement avides de la suite.

2/ J’ai lu cette jolie histoire d’amour il y a un long moment maintenant, mais je me rappelle d’une chose : le courage du couple principal, leur imprévisibilité, leur bonté de coeur et leur soif de liberté. Il s’agit d’un Bonnie & Clyde moderne, quoique moins dark, avec une ado star aux élans de solitude et un garçon adorable sortant tout juste de prison. Il l’empêche de sauter d’un pont un soir, et de là commence un road trip incroyable à travers les USA. Alors, parés pour l’aventure ?

3/ Un nouveau chef-d’oeuvre signé Marissa Meyer, rien de moins. C’est simple, il n’y a pas meilleur livre à conseiller pour des Gryffondor. On parle ici d’une lutte entre super-héros et super vilains, un mélange entre « Miraculous: Ladybug » et Avengers. Comme l’on peut s’y attendre de la part de cette auteure, c’est tout simplement du gé-nie. Si je l’ai mis chez Gryffondor, c’est parce qu’il y fait débat de valeurs morales. Les super-héros (et particulièrement le personnage principal, Adrian) sont tous courageux, forts et vaillants, avec pour seul but : sauver le plus de gens possible. Mais comme Harry Potter l’a lui aussi appris, tout n’est pas toujours tout blanc ni tout noir. Reste à savoir où se dessine cette ligne entre le Bien et le Mal…


SERDAIGLE

Sagesse ; érudition ; curiosité.

1/ Si vous avez loupé l’adaptation cinématographique de ce bijou, foncez. Evidemment, lisez le livre avant – TOUJOURS LIRE LE LIVRE AVANT. Une gifle monumentale. Inspiré du mouvement Black Lives Matter, c’est l’histoire d’une adolescente noire témoin du meurtre de son ami par un policier blanc ; celui-ci lui tire dessus plusieurs fois, alors qu’il ne portait aucune arme sur lui. Starr devra alors faire son deuil, mais aussi prendre une décision : se taire, ou faire entendre sa voix et dire sa vérité afin de demander justice. C’est un livre qui soulève de vraies problématiques d’actualité et c’est pourquoi je l’ai choisi pour la maison Serdaigle, bien que tout le monde devrait le lire.

2/ Pour ce thriller, j’ai longuement hésité. Serdaigle ou Serpentard ? Serpentard car il met en avant des personnages tous plus rusés et égoïstes les uns que les autres, mais Serdaigle parce qu’ils sont également très curieux et érudits. The Secret History met en scène un groupe très fermé et fascinant d’étudiants en licence de lettres classiques, une sorte d’élite. Evidemment, malgré les apparences, des tensions surviennent au sein du groupe et l’un d’eux est assassiné. Ce livre fait définitivement partie de mes favoris, à la fois pour ses personnages complexes et détestables, mais aussi pour son évocation de la littérature classique et de l’Antiquité, entre rites et bacchanales. Un vrai livre d’intellectuel, quoi.

3/ Probablement ma saga préférée de fantasy écrite par une auteure française, j’ai nommé Christelle Dabos. Je sais que beaucoup ne l’ont pas aimé à cause de sa lenteur et de ses personnages très imparfaits, mais c’est pour moi ce qui fait tout son charme. Ophélie est ordinaire et passive, Thorn est bourru et froid, Archibald est arrogant et pervers. Mais je trouve ça justement fascinant que malgré leurs défauts, l’auteure réussisse à nous faire tomber sous le charme. J’ai absolument adoré chaque tome, avec une préférence pour le second (je suis accro aux intrigues de cour). Je pense qu’il plairait aux étudiants Serdaigle car son intrigue est incroyablement intelligente et complexe, et Ophélie est d’une très grande curiosité également.


POUFFSOUFFLE

Equilibre ; loyauté ; patience.

1/ Ce livre m’est très cher, et pas seulement parce qu’il est écrit par l’une de mes auteures favorites. I Was Born For This raconte les histoires alternées de Jimmy et Angel ; l’un rockstar, l’autre fan. Alice Oseman évoque notamment les dessous de la célébrité ainsi que l’anxiété sociale, la paranoïa, l’alcoolisme, tout en offrant un éventail d’orientations et d’identités sexuelles variées. Des personnages vrais et attachants qui vous embarquent avec eux dès la première page. Si j’ai choisi ce roman pour cette maison, c’est parce que Jimmy, le héros, est un pur Pouffsouffle. Vous ne pourrez que l’aimer, et vouloir le protéger à tout prix.

2/ Carry On, ou l’un de mes romans favoris de tous les temps (oui, j’en ai beaucoup). Il s’agit là d’une réécriture satirique d’Harry Potter (ça tombe bien). Concrètement, Rainbow Rowell a imaginé ce qui se serait passé si Harry avait été un Pouffsouffle et non un Gryffondor. Ici, Simon est l’Élu sans avoir voulu l’être, et pourtant il choisit encore et toujours la loyauté : la loyauté au Mage, à ses amis, à ses devoirs de Sauveur. Oh, et dois-je mentionner qu’il s’agit là d’une romance gay hate-to-love à l’image de Harry et Draco ?

3/ Encore une héroïne Pouffsouffle, et cette fois elle s’appelle Amber ! Holly Bourne est une auteure de contemporain young-adult que j’affectionne beaucoup, bien que ces romans ne finissent pas toujours bien (vous êtes prévenus). Disons qu’elle écrit la réalité, et c’est ce que j’aime. How Hard Can Love Be? a récemment été traduit en français et raconte l’histoire d’Amber, qui passe l’été avec sa mère dans un camp de vacances américain, même si cette dernière n’a jamais été du genre à s’occuper d’elle. C’est là qu’elle y rencontre Kyle, roi de la promo que toutes les filles s’arrachent… Mais attention, il ne s’agit pas d’une histoire d’amour bateau puisqu’on y évoque féminisme et relations familiales.


SERPENTARD

Ruse ; fierté ; ambition.

1/ Comment mentionner la maison Serpentard et ne pas parler de Six of Crows, je vous le demande ! Encore une fois l’une de mes sagas favorites, un vrai chef-d’oeuvre. Leigh Bardugo est une reine des mots. Il conte l’histoire de six hors-la-loi qui s’engagent dans une mission impossible censée les rendre riches, et tout cela sous la direction d’un seul homme : Kaz Brekker, dit « Les Mains Sales ». Voleur ambitieux et rusé prêt à tout – je dis bien tout – pour devenir riche et obtenir vengeance. Un Serpentard comme on n’en fait plus. Mais rassurez-vous… comme moi et le reste de la planète littéraire, vous allez en tomber amoureux. Dans la même veine, je vous conseille par ailleurs Vicious de Victoria Schwab.

2/ Je vous présente Emmy : une adolescente rockstar devenue la proie des paparazzis suite à quelques photos scandales à la sortie des boites de nuit. C’est simple, entre la célébrité, son ex petite-copine et sa famille bancale, elle sombre. Elle-même se qualifie de Serpentard, et pour cause : elle est maligne, ambitieuse, confiante et fière. Ce livre est un véritable rollercoaster d’émotions, j’ai à la fois beaucoup aimé l’évocation de l’alcoolisme et de l’anxiété, mais aussi la romance entre elle et Alfie, personnage genderqueer. Jen Wilde est une source sûre, alors foncez.

3/ Ici encore, ce n’est pas une surprise. Je me devais de parler de The Cruel Prince, tout simplement parce que j’ai l’impression que tous les personnages sont Serpentard. En tout cas, les deux héros Jude et Cardan le sont très clairement. Une série fantastique avec une romance enemies to lovers comme on les adore ; être attirés l’un par l’autre les dégoute et les tue de l’intérieur. Chacun d’eux est fier, doté d’un vice et d’une soif de pouvoir incomparables. C’est simple, ils ne peuvent pas se faire confiance – et nous non plus !

Des bisous pailletés, Morgane.